Lorsque des solveurs à onde complète sont utilisés dans le cadre d'une analyse au niveau du système, l'interconnexion complète est normalement trop importante pour être résolue pratiquement à l'aide d'un solveur 3D. Cela signifie que l'interconnexion est divisée en sections qui nécessitent un solveur 3D (régions de rupture, vias et capuchons bloquants), en sections qui peuvent être décrites avec précision à l'aide de modèles de trace et en sections représentées sous forme de modèles à paramètres S (souvent des connecteurs et des boîtiers de circuits intégrés). C'est ce que l'on appelle la résolution « couper-point ». L'interconnexion est « découpée » en sections modélisées individuellement, puis les pièces sont « recousues » ensemble pour créer un modèle de canal de bout en bout à des fins d'analyse au niveau du système.
La méthode du découpage et du point maximise l'efficacité de la résolution, car la taille des zones résolues par simulation 3D est limitée aux zones de signal critiques et à leurs trajectoires de retour respectives. En dehors de ces zones, représenter le signal à l'aide d'un modèle de trace ou de connecteur est bien plus efficace du point de vue du temps de calcul et des ressources. Le défi lié à la méthode de découpage et de point est de gérer correctement tous les détails. Par exemple, chaque zone 3D doit être suffisamment grande pour garantir un comportement électromagnétique transversal (TEM) aux limites du port. Cela signifie que la zone inclura une partie de la trace du signal, et que la longueur de la trace modélisée comme une ligne de transmission devra être ajustée pour refléter la partie de la trace déjà incluse dans la zone 3D. Cette zone 3D doit également inclure la trajectoire de retour du signal. Il faut donc également tenir compte des vias d'assemblage au sol et d'une distance tampon adéquate lors de la création de la zone. Normalement, ce processus est fait à la main et nécessite une grande expertise de la part de l'utilisateur. Cela limite considérablement le nombre d'utilisateurs qui peuvent effectuer l'analyse et le nombre de signaux qu'ils peuvent pratiquement analyser.

Création automatique d'un modèle de chaîne après la mise en page
HyperLynx crée automatiquement des modèles de canaux après la mise en page en fonction des exigences du protocole analysé. Les utilisateurs sélectionnent simplement les signaux qu'ils souhaitent analyser, et HyperLynx s'occupe du reste :
- Le moteur DRC intégré est utilisé pour identifier automatiquement les sections de l'interconnexion qui nécessitent une modélisation 3D.
- Carte SIM HyperLynx crée les configurations appropriées pour la simulation 3D et les envoie au solveur Full-Wave.
- Le solveur pleine onde modélise les zones 3D à la fréquence requise et crée des modèles pour l'analyse SI. Ces modèles incluent des métadonnées de port qui indiquent comment ils doivent être connectés au sein du modèle de canal complet.
- BoardSim combine les modèles du simulateur 3D avec des modèles de traces et de connecteurs pour créer un modèle représentant le canal.
- BoardSim exécute ensuite une simulation SI tenant compte des protocoles (généralement une analyse SerDes ou DDR) pour établir les marges opérationnelles au niveau du système. Cela indique à l'utilisateur quels signaux sont transmis, lesquels échouent et dans quelle mesure.



