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Les futurs bateliers apprennent à amarrer en sécurité

Schipperswelzijn asbl et .XCE Automation construisent avec le Siemens SINAMICS G220 un simulateur d’amarrage unique en son genre : réaliste, sûr et entièrement axé sur les données.

Une tonne et demie, 30 mètres par minute, une corde. Arrêter un bateau qui accoste exige bel et bien de la force et de l’agilité. Jusqu’à présent, le seul moyen de se familiariser avec cette technique consistait à s’exercer sur un vrai bateau, avec tous les risques que cela comporte. Une exclusivité mondiale dans le port d’Anvers enseigne aux matelots en formation à amarrer dorénavant en toute sécurité.

Simuler pour apprendre

La navigation intérieure est la solution contre les embouteillages, estime Jacques Kerkhof, secrétaire fédéral auprès de l’Union Belge du Transport (UBT). « Un bateau de 250 conteneurs tourne avec deux moteurs et cinq membres d’équipage. Comparez cela à 250 camions sur la route : 250 moteurs et 250 chauffeurs. »

Pour retirer tous ces camions de la route, il nous faut donc plus de bateliers. Et pour former toutes ces personnes, il y a NK2 : un tout nouveau centre de formation de Schipperswelzijn vzw/asbl, doté de huit simulateurs. « Nous avons quatre simulateurs de radar, deux de navigation, un Remote Operations Control et un simulateur d’amarrage. De cette manière, nous voulons enseigner aux futurs bateliers toutes les compétences nécessaires avant qu’ils ne mettent un pied à bord. Ils sont alors déjà beaucoup plus confiants sur le bateau et apprennent encore plus vite. Ils se verront également confier de vraies missions au cours de leur stage sur un bateau, au lieu de devoir récurer le pont faute de compétences. »

XCE Automation - Jacques Kerkhof


À propos de Schipperswelzijn asbl et .XCE Automation

Schipperswelzijn vzw/asbl est passée d’un magasin de bateaux avec laverie à un centre de formation à part entière pour la navigation intérieure. Ce centre de formation, NK2, compte pas moins de huit simulateurs, dont ce simulateur d’amarrage.

L’entreprise d’automatisation .XCE s’est chargée de la programmation et de la construction de l’armoire, De Beule Technics s’est occupée de la partie mécanique.

Les étudiants arrivent mieux préparés à bord. De cette manière, ils apprennent à faire davantage que simplement récurer le pont.
Jacques Kerkhof, secrétaire fédéral, UBT

La sécurité avant tout

Le simulateur d’amarrage se compose d’une voie ferrée de 24 mètres de long, sur laquelle se déplace un boulder (chariot mobile) simulant le bateau. Ce dernier se déplace le long de quatre « quais d’amarrage » – deux à gauche et deux à droite – sur lesquels les étudiants arrêtent le bateau à l’aide de la corde. De Beule Technics s’est chargée de la mécanique, .XCE Automation s’est occupée de l’automatisation.

Jacques : « Notre principal objectif était d’enseigner aux étudiants à amarrer en toute sécurité. Cette opération comporte en effet pas mal de risques. On tire jusqu’à une tonne et demie. On peut se faire emporter, se coincer la main... Ou la corde peut se rompre. Ce contre-coup peut être mortel. Nous voulions donc une solution sûre, selon la directive Machines. »

« Et maintenant, nous l’avons. Chacun des quatre quais d’amarrage compte une station équipée d’une tablette industrielle, avec une puce RFID permettant de déterminer où se trouve l’opérateur. Ainsi, nous avons l’assurance que l’instructeur a à tout moment la main sur l’arrêt d'urgence. Ce système fonctionne parfaitement. »

Contrôle de couple pour 100 % de réalisme

« Schipperswelzijn voulait un boulder mobile », explique Tim Geens, gérant de .XCE Automation, « mais qui ralentisse de manière réaliste lorsque les étudiants tirent sur la corde avec une certaine force. Pour cela, nous utilisons un contrôle de couple. »

XCE Automation - Tim Geens
Le contrôle de couple veille à ce que le boulder ralentisse de manière réaliste si l’on tire avec une certaine force de traction.
Tim Geens, gérant, .XCE Automation

« Calculer tout cela a bel et bien été un défi. Il nous a fallu trouver un moyen de convertir correctement le couple dynamique et statique en force de traction dans la corde. On veut en effet que seule la force de traction de l’étudiant soit calculée, et non la force dans la corde proprement dite. En collaboration avec Siemens, nous avons calibré le système au kg près. »

Siemens a conseillé un moteur 1FG1 d’Innomotics, capable de supporter des forces importantes. « Grâce au protocole DRIVE-CLiQ, nous avons une connexion ultra-rapide avec notre entraînement SINAMICS G220 », explique Jeroen Pieters, Account Manager chez Siemens. Ainsi, le moteur réagit instantanément à la traction de la corde. Nous avons également prévu un revêtement C4 pour l’utilisation en eau saumâtre, Schipperswelzijn étant bien sûr située dans le port. Le mode 87 Hz nous a permis de conserver un moteur assez petit pour la puissance demandée. »

XCE Automation - Jeroen Pieters
Grâce au protocole DRIVE-CLiQ, le moteur a une réaction ultra-rapide.
Jeroen Pieters, Account Manager, Siemens

Rapport basé sur des données

.XCE a programmé le tout dans SIMATIC WinCC Unified, dont le webclient est exécuté sur la tablette. « L’armoire comporte également un Comfort Panel sur lequel tout peut être suivi », explique Tim. « Schipperswelzijn peut configurer différentes "recettes" via le Comfort Panel et le webclient : x tonnes à telle vitesse. Ainsi, les étudiants peuvent s’améliorer progressivement. »

« Chaque traction génère désormais des données, que nous consignons ensuite dans un rapport », poursuit Jacques. « Cela nous permet de suivre de manière beaucoup plus précise ce que les étudiants peuvent faire. Par la suite, ils reçoivent la preuve noir sur blanc qu’ils sont capables de tirer une tonne à une vitesse de 15 mètres par minute. Impossible de vérifier ce genre de chose sur un bateau. Désormais, il n’y a plus de place au débat. »

XCE Automation Data-based report

Unique au monde

« Ce que nous avons ici n’existe nulle part ailleurs », affirme Jacques. « J’ai moi-même 24 années d’expérience en tant que batelier et vous pouvez me croire : c’est d’un réalisme à s’y méprendre. Arrêter 1500 kg à 30 mètres par minute – la vitesse maximale – sur cette machine me fait transpirer tout autant. Mais le principal, c’est que tout se fait en toute sécurité. »

« Nos simulateurs ne remplacent pas encore des journées de navigation. Cependant, nous pouvons désormais former beaucoup plus de personnes à très bas coûts. De plus, les tests effectués sur le simulateur les ont également mieux formées. Notre objectif ultime est par conséquent de faire en sorte que les jours de formation sur les simulateurs soient comptabilisés comme des jours de navigation. En une journée, on apprend beaucoup plus de conditions différentes que sur une vraie journée de navigation. De plus, un bateau n’a plus besoin de faire des allers-retours toute la journée pour enseigner l’amarrage à des étudiants. Mais une chose est d’ores et déjà certaine : ils montent à bord mieux préparés. »

Les avantages en bref

  • formation 100 % sûre selon la directive Machines
  • évaluation objective et plus approfondie basée sur des données
  • réduction des coûts de formation
  • meilleure formation des étudiants

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