Recyclage jusqu’au dernier grain
En Flandre, nous recyclons de mieux en mieux nos déchets organiques. Dans de grandes installations de fermentation, nous les transformons en biogaz. Ce qui reste est appelé « digestat ». Celui-ci constitue, à son tour, une bonne base pour les engrais, mais pour ce faire, nous devons d’abord le sécher – un processus très énergivore. C’est pourquoi nous préférions exporter notre digestat jusqu’il y a peu.
« Cela devient plus compliqué aujourd’hui », explique Nicolas Aldeweireldt, ingénieur de projet chez Meyland. « La modification législative a soudainement créé une énorme demande en machines pour traiter le digestat de la manière la plus économe en énergie possible. Et nous avons sauté sur l’occasion. »
Meyland a pris le projet très au sérieux. « En temps normal, nous construisons des machines selon les besoins du client. Maintenant, nous avons commencé par construire une installation pilote dans notre propre cour afin d’optimiser le processus. Autrement, le séchage du digestat ne peut pas être rentabilisé. »
Contrôler chaque paramètre possible
L’installation pilote transporte le digestat à l’aide de vis jusqu’à un sécheur à lit fluidisé. Il atterrit sur un lit perforé et vibrant. De l’air chaud est ensuite soufflé sous le digestat et, après quelques minutes, le digestat séché sort du sécheur. Cela semble simple, mais il n’en est rien.
« Nous séchons le digestat pour abaisser l’humidité à 10 % », explique Arne Roeland, responsable MID. « C’est une valeur fixe. Mais la teneur en eau du digestat à l’entrée peut varier considérablement. En fonction des produits qu’il contient, il perd son humidité plus ou moins rapidement. Le digestat à base de carottes réagit totalement différemment du digestat à base de pommes de terre. Mais on ne peut pas voir au digestat ce qu’il contenait. »
Pour obtenir un produit homogène, Meyland doit donc continuellement mesurer et ajuster sur la base de ces mesures. « Nous adaptons continuellement notre débit et notre température de l'air de manière automatique. Tous les transports sont pilotés par fréquence, ce qui nous permet de réguler la vitesse de chaque vis séparément. C’est excessif pour une installation standard, mais pour une configuration de test, c’est un luxe et une nécessité », déclare Arne. « Nous pouvons piloter chaque élément séparément et voir exactement quel est l’effet. » Un entraînement SINAMICS G120C y veille. Un SIMATIC S7-1500 orchestre le processus.