Skip to main content
Cette page est générée par traduction automatique. Voulez-vous afficher la version originale en anglais ?
Portrait de Hila Safi, inventrice de l'année, debout en toute confiance, les bras croisés devant l'équipement.

L'informatique quantique pour l'usine

Hila Safi | Inventrice de l'année | Doctorat

Les ordinateurs quantiques ont la promesse de résoudre des problèmes que les ordinateurs classiques ne peuvent tout simplement pas gérer. En théorie. Dans la pratique, elles sont toutefois extrêmement délicates : un camion qui passe, un bourdonnement soudain de la climatisation ou même l'allumage d'une lumière dans une pièce adjacente peuvent faire réagir le système de manière sensible aux changements environnementaux. C'est pourquoi ces appareils étaient jusqu'à présent confinés à des laboratoires hautement spécialisés, protégés comme des patients en soins intensifs. Pour les entreprises qui souhaitent intégrer des ordinateurs quantiques dans des environnements productifs, cela représente un défi de taille.

Hila Safi, aux côtés de ses collègues, a mis au point une solution révolutionnaire à ce problème, ce qui lui a valu le prix de l'inventeur de l'année 2025 dans la catégorie « Doctorat ». Leur innovation est jumeau numérique conçu pour simuler avec précision le fonctionnement d'un ordinateur quantique et son intégration dans un environnement industriel typique. « Grâce à ce jumeau numérique, nous pouvons faire fonctionner des ordinateurs quantiques dans des environnements réels, de manière sûre, stable et fiable », explique le doctorant de l'université des sciences appliquées de Ratisbonne.

A woman in a factory floor discussing quantum computing with a large screen behind her.

Le problème : trop sensible pour le monde réel

Les ordinateurs quantiques s'appuient sur qubits — les unités fondamentales de l'information en mécanique quantique. Un qubit représente l'état d'un système physique, agit comme support d'informations et exploite des phénomènes quantiques tels que la superposition et l'intrication.

Ces états physiques sont extrêmement fragiles. Même des perturbations minimes, telles que des champs électromagnétiques ou de subtils changements dans la structure de la pièce, peuvent altérer les calculs. Bien que gérables dans un environnement de laboratoire contrôlé, ces facteurs constituent un défi de taille dans une usine.

« Le fonctionnement fiable d'un ordinateur quantique dépend vraiment de son environnement », explique Safi. « Même de petites vibrations ou changements de température peuvent provoquer des erreurs, c'est pourquoi il est si important de simuler et de comprendre ces effets dès le début. » Jusqu'à présent, l'industrie n'a pas trouvé de systèmes quantiques suffisamment fiables. Sans résultats solides et prévisibles, leur utilisation en entreprise est trop risquée. De nombreuses questions concernant leur emplacement, leur stabilité et leur utilité globale font qu'il est difficile pour les entreprises de décider si et où investir.

Hila Safi

La solution : simulez d'abord, puis installez

C'est précisément là que le jumeau numérique innovant de Safi constitue une avancée décisive. Il reproduit virtuellement un ordinateur quantique et son environnement d'exploitation prévu avant l'installation physique. Le modèle intègre des données provenant de capteurs environnementaux, des statistiques d'erreur et des simulations de sources d'interférences potentielles avec les caractéristiques matérielles connues.

Cette approche proactive permet de répondre à l'avance à des questions cruciales : l'ordinateur quantique peut-il fonctionner efficacement dans l'environnement industriel ? Quels types d'erreurs sont prévus ? Dans quelle mesure dégraderaient-ils la qualité informatique ? Et quelles mesures, telles qu'un blindage amélioré, un placement alternatif ou un étalonnage adaptatif, seraient nécessaires pour stabiliser le système ?

Prenons l'exemple d'un hall de production où des robots de transport sont utilisés, des usines de fabrication génèrent des vibrations et des lignes électriques créent des champs d'interférences électromagnétiques. Le jumeau numérique simule l'impact précis de ces facteurs sur la stabilité des qubits, révélant les domaines dans lesquels les taux d'erreur seraient tolérables et, surtout, ceux où ils ne le seraient pas. De plus, le jumeau reste actif pendant son fonctionnement : si l'environnement change en raison de modifications structurelles ou de l'introduction de nouvelles machines, des capteurs détecteront ces modifications et évalueront leur impact potentiel.

L'avantage : l'informatique quantique devient prévisible

Grâce au jumeau numérique, les entreprises disposent enfin de données fiables pour orienter leurs décisions en matière d'informatique quantique industrielle. Ils peuvent désormais évaluer pleinement les risques avant d'investir beaucoup d'argent et comprendre clairement ce qui est nécessaire pour que le système fonctionne de manière stable.

Comme l'explique Safi : « Dans mes recherches, j'explore le co-développement d'algorithmes quantiques et de matériel pour relever des défis industriels et d'optimisation complexes qui sont soit insolubles, soit très inefficaces pour les méthodes classiques. Cela implique d'identifier des classes de problèmes parfaitement adaptées à l'informatique quantique et de développer des approches de modélisation efficaces. »

Son jumeau numérique comble efficacement le fossé critique entre la recherche théorique et les applications pratiques. Pour que les ordinateurs quantiques puissent quitter les laboratoires spécialisés pour entrer dans de véritables environnements industriels, ils doivent devenir tout aussi stables, évolutifs et fiables que les systèmes informatiques que nous utilisons au quotidien.

Vidéo

L'informatique quantique pour l'usine

Hila Safi | Inventrice de l'année | Doctorat