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Life at Siemens

C’est en suivant l’électricité qu’il a voyagé autour du monde

À quoi ressemble vraiment la vie d’un chef de projet ? Romain Grosjean, qui a occupé ce poste et bien d’autres

depuis plus de dix ans, explique la raison pour laquelle son travail lui tient tant à cœur et comment il s’est

retrouvé à voyager dans plus de vingt pays.

Entre le Brexit et la présidence de Donald Trump, le futur de l’Union Européenne et de la planète semble être devenu l’un des sujets actuels les plus importants. C’est dans ce contexte que des projets tels que l’INELFE (Interconnexion Électrique France-Espagne) sont porteurs d’optimisme et de confiance dans l’avenir.

 

Développée entre les deux pays, la ligne à courant continu à haute tension est un pas important vers un marché européen unique de l’énergie, ainsi que vers une augmentation de la production d’énergies renouvelables sur le continent.

 

Parmi les centaines de personnes ayant travaillé sur l’INELFE se trouve Romain Grosjean, un chef de projet français qui a participé à la construction de la ligne du début à la fin.

 

« On m’a demandé d’assumer la fonction de chef de projet du volet commercial quand on a reçu le devis du projet France-Espagne. Une fois remporté, j’ai été nommé chef de ce projet », explique-t-il.

 

« Ce fut un projet très complexe car il fut le fruit d’une coopération entre l’Allemagne, l’Espagne et la France, cette dernière étant responsable de la construction en France et l’Espagne de la construction en Espagne. L’Allemagne, quant à elle, était responsable de la coordination technique globale. Il s’agissait réellement d’une équipe multinationale et ce fut un véritable succès. Notre réussite fut totale.”

 

Originaire de Nevers, Romain travaille chez Siemens depuis plus de dix ans, et l’INELFE est l’un des très nombreux projets auxquels il a participé. Mais comment en est-il arrivé là?

Le tour du monde en 80 mois (ou presque)

Après avoir fait une classe préparatoire au lycée Henri IV à Paris, Romain a rejoint Supélec, l’École supérieure d’électricité, où il a rapidement décidé de la suite de sa carrière.

 

« Dès ma deuxième année, je savais déjà que je voulais faire de la gestion de projet », dit-il. Après avoir fait quelques stages, il effectue son premier séjour à l’étranger.

 

C’est en travaillant pendant un an et demi sur un projet à Johannesburg, en Afrique du Sud, qu’il a réalisé que son choix avait été le bon. Lors de son retour en France en 2000, il est embauché par Siemens en tant que chef de projet.

 

Ses voyages ont repris peu après : « J’ai véritablement démarré ma carrière avec deux projets de pôles électriques haute tension dans le sud de l’Algérie, à proximité de champs pétroliers », explique-t-il. « C’était vraiment le bout du monde, et j’ai géré l’exécution de ce projet du début jusqu’à la fin. »

 

Après trois ans passés à gérer de longs projets de bout en bout, Romain a rejoint le service commercial où il a dû s’habituer au changement de rythme et d’effectif.

 

« Les cycles étaient beaucoup plus courts, l’équipe plus restreinte. Nous n’étions plus que quatre ou cinq et nous n’avons que trois mois, tout au plus, pour préparer une offre. Ça demande un peu plus de créativité. Et puis il y a cette idée de concentrer nos efforts sur une période donnée, cette véritable notion de compétition. »

 

« Ce sont des cycles qui alternent entre une charge de travail extrêmement intense et un ralentissement brutal puisqu’au final, soit on gagne, soit on ne gagne pas. »

 

Ce poste lui a permis de signer des contrats au Nigeria, en Algérie, entre autres. Mais c’est en Libye que Romain a fini par passer beaucoup de temps, avant de recevoir une promotion et de devenir le chef de groupe de la section courant continu haute tension (CCHT) de l’entreprise en 2010, un poste qu’il occupe encore aujourd’hui.

C’est ça qui est passionnant : mon agenda est constamment rempli, et il va se passer des dizaines de choses différentes dans la journée

Romain Grosjean

Liberté, organisation, rigueur

« Ici, le travail n’est pas le même car il se concentre sur trois principaux axes », explique Romain. « Le premier consiste à s’assurer de la qualité de l’organisation en place. En effet, le chef de projet doit avoir à sa disposition les ressources dont il a besoin. »

 

« Le deuxième axe vise à assurer la formation du chef de projet et le développement de ses compétences, à me servir de mon expérience pour lui servir de guide. Enfin, le troisième axe consiste à participer à la gestion du projet au niveau hiérarchique. »

 

Bien que ce travail puisse parfois être très intense et stressant, Romain apprécie son imprévisibilité : chaque jour est différent, et il lui est bien souvent impossible de prévoir le matin même ce que la journée va lui réserver.

 

Cela dit, ce qu’il préfère dans son rôle c’est la liberté que celui-ci lui accorde. « Le métier de chargé d’affaires est formidable parce qu’on fait un peu de tout », dit-il. « On a une très grande autonomie et on emmène une équipe vers un résultat : c’est extrêmement valorisant et gratifiant. »

 

Selon lui, travailler dans une entreprise à laquelle il peut s’identifier est également très important : « J’adhère beaucoup aux valeurs de Siemens, qui sont l’excellence, l’innovation et la responsabilité, et je trouve que l’entreprise Siemens ressemble beaucoup à ces valeurs-là, notamment dans le domaine du CCHT. Je suis d’ailleurs fier de faire partie de l’entreprise à l’origine de la liaison France-Espagne, qui fut une première mondiale.”

 

Même s’il admet que se faire embaucher en tant que chef de projet par une entreprise en n’ayant que peu d’expérience était plus facile à son époque, Romain est convaincu qu’il n’y a pas de secret pour atteindre un poste tel que le sien : il faut donner du temps au temps.

 

S’il devait donner un conseil à ceux qui aimeraient se lancer dans une carrière similaire à la sienne, c’est de tout simplement s’accrocher : « C’est une filière d’expertise et le bon chef de projet est celui qui possède de l’expérience. »

 

Romain Grosjean est le chef de groupe de la section courant continu haute tension de Siemens. Il a travaillé sur des projets en Algérie et en Espagne, et il vit actuellement à Grenoble avec sa famille.